30 ans de Maurice Fulton en 7 tracks

À quelques jours de sa venue à La Mona, on vous propose de retracer l'évolution du son de Maurice Fulton à travers 7 morceaux emblématiques de son parcours, de ses débuts dans la House de Baltimore à ses productions les plus expérimentales qui repoussent les frontières de la dance music.
DJ et producteur américain installé à Tokyo, Maurice Fulton est l'une des figures les plus singulières et énigmatiques de la musique électronique. Depuis les années 90, il a construit une discographie aussi foisonnante qu'imprévisible, multipliant les projets, les collaborations et les classiques underground.
Derrière cette discographie foisonnante, Maurice Fulton reste un personnage discret. Peu enclin aux interviews et aux codes habituels de l’autopromotion, il privilégie la musique à la mise en scène.
01 : STICKY PEOPLE - KONG (Basement Boys Records, 1994)
Première sortie sur Basement Boys Records, le label du collectif de Baltimore dont Maurice Fulton a fait partie et avec lequel il a notamment contribué au tube « Gypsy Woman » de Crystal Waters. On retrouve ici un sample de "King Kong" par Jimmy Castor Bunch et ce beat typique de la House de Baltimore, que Karizma revisitera à son tour, notamment sur son album culte A Mind of Its Own.
02 : THOSE GUYS - LOVE, LOVE, LOVE (Basement Boys Records, 1996)
Autre classique de la période Basement Boys, auquel Maurice Fulton contribue à l'écriture, à la programmation et aux arrangements. Construit autour d'un superbe sample du violoniste de jazz français Jean-Luc Ponty, tiré de « Computer Incantations for World Peace », ce morceau hypnotique reste l'une des productions les plus marquantes du collectif.
03 : LADYVIPB - COMMUNICATION (Nuphonic, 2001)
Au tournant des années 2000, Maurice Fulton s'affranchit progressivement des codes de la House traditionnelle. Ses productions deviennent plus expérimentales, mêlant basses élastiques, rythmiques déstructurées et sonorités singulières. Sorti sur le mythique label britannique Nuphonic, « Communication » illustre cette nouvelle liberté créative
04 : MU - PARIS HILTON (Output Recordings, 2004)
Avec Mu, projet formé avec sa femme Mutsumi Kanamori, Fulton explore un univers électro-punk complètement déjanté. On retrouve aussi l'influence Chicago House, avec un beat qui évoque Adonis « No Way Back ». L'objectif revendiqué par Fulton ? Faire danser et rire les gens en même temps.
05 : ALICE SMITH – LOVE ENDEAVOUR (MAURICE FULTON REMIX) (BBE, 2006)
En transformant cette balade Neo Soul en un irrésistible morceau de Nu Disco, Maurice Fulton signe l'un de ses remixes les plus célèbres. Une bassline hypnotique, un groove implacable et la voix exceptionnelle d'Alice Smith : un classique underground, particulièrement recherché en vinyle.
06 : KATHY DIAMOND – ALL WOMAN (Permanent Vacation, 2006)
Autre immense classique de la période Nu Disco, produit par Fulton pour la chanteuse britannique Kathy Diamond. Une mélodie pop irrésistible, puis cette ambiance synthétique qui rappelle l'introduction de « Too Shy » de Kajagoogoo.
07 : SYCLOPS – JUMP BUGS (Running Back, 2013)
Avec Syclops, Maurice Fulton pousse encore plus loin son funk électronique mutant : basses bondissantes, synthés imprévisibles et rythmiques qui semblent constamment se réinventer. « Jump Bugs » est un véritable banger, aussi redoutable sur les dancefloors que dans les battles de House Dance.






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