Le Broken Beat, fusion de Jazz et sonorités électroniques aux beats syncopés qui repousse les frontières du groove

Le broken beat, ou "bruk", est un genre électronique né à la fin des années 90 dans l'ouest de Londres. Rythmes syncopés, imprévisibles et puissants : il fusionne jazz, soul, funk et musiques électroniques en bousculant les cadences traditionnelles du 4/4. Taillé pour les danseurs aux oreilles averties, héritiers du mouvement UK jazz dance, le broken trouve son terrain de jeu dans les clubs underground londoniens, notamment lors des soirées Co-op et du mythique carnaval de Notting Hill, où son énergie festive prend toute sa dimension.
Pionniers du mouvement, IG Culture, Dego (4hero), Bugz in the Attic, Seiji et Kaidi Tatham ont puisé leur inspiration dans le jazz fusion des années 70 (Lonnie Liston Smith, Mizell Brothers) et les sons électroniques des années 90 (Detroit techno, New York house, drum & bass). Resté confidentiel mais influent, le broken beat a marqué la scène britannique, comme en témoignent des remixes de Bugz in the Attic pour Amy Winehouse ("In My Bed") ou BB Boogie et Roy Ayers ("Tell Him").
Aujourd’hui, le bruk connaît un renouveau, porté par une nouvelle vague d’artistes qui perpétuent son ADN hybride et bouillonnant, dans la lignée des pionniers comme Kaidi Tatham, dont les productions actuelles repoussent toujours les frontières du groove. Et bonne nouvelle : il sera derrière les platines à la prochaine Mona, samedi 12 avril !
Pour en savoir plus lisez cet article paru dans le magazine mixmag